Décris-Ravage Deuxième épisode

Par Adeline Rosenstein , Baladi

Collection Bile blanche

72 pages en noir & blanc

22×29 cm

20 Chf/15 €

Broché avec rabats

978-2-88923-060-0

Tout juste une année après la parution du premier volume (Décrire l’Egypte, ravager la Palestine), voilà le deuxième épisode de cette «série» en tout point unique, épisode sous-titré ce coup-ci Décrire l’Empire ottoman autour de 1830. Pour rappel, Décris-Ravage est une adaptation en bande dessinée de la pièce éponyme d’Adeline Rosenstein, et comme dans le premier épisode, on retrouve ici la même volonté d’explorer les relations complexes qui lient Moyen-Orient et Occident, en allant piocher dans des entrevues et témoignages recueillis par Adeline Rosenstein elle-même, mais aussi dans «l’Histoire» (oui, celle avec une grande hache),  ou encore dans le théâtre, la littérature et la poésie, dans le chapitre récurrent appelé chantier de traduction.
Un pied dans les événements d’aujourd’hui, un autre dans ceux d’hier, Décris-Ravage est une œuvre éminemment politique, mais qui ne fait pas l’impasse sur de vraies recherches (et questionnements) historiques – grâce, entre autres choses, au regard de l’historien Henry Laurens sur cette production. Et c’est avec une invention formelle sans cesse renouvelée que Baladi met le propos d’Adeline Rosenstein en images, ce qui termine de rendre ce projet complètement passionnant, dans le fond, comme dans la forme.

Premiers pas

Par Victor Lejeune

Collection Ichor

112 pages en noir & blanc

21×28 cm

27 Chf/19 €

Cartonné

978-2-88923-061-7

Les premiers pas du titre ce sont ceux de Ham, le premier chimpanzé à être allé dans l’espace – un singe au destin hors du commun, né dans les forêts du Cameroun (au milieu des années 50), capturé par l’homme, vendu dans un marché à viande, puis à un zoo, avant d’être finalement racheté par la Nasa. Malgré un caractère difficile et tout d’abord peu enclin à la collaboration avec l’homme, Ham va s’avérer être le meilleur «sujet» du progrès Mercury, jusqu’à finalement être envoyé dans l’espace, le 31 janvier 1961.
Chaque chapitre de Premiers Pas porte le nom d’une grande période de l’histoire de l’homme (Antiquité, Moyen-Age, Renaissance, etc), ce qui permet à l’évocation du destin de ce singe de résonner avec l’histoire de l’être humain dans sa totalité, conférant par là-même à l’œuvre une dimension et une portée métaphorique riche.
Pour traiter son sujet, Victor Lejeune a fait le choix de la gravure sur celluloïds, produisant ainsi des planches d’une grande force visuelle, des planches sans texte, alliant réalisme, sens du détail et de la composition, beauté formelle et surtout puissance d’évocation. Premiers pas fait partie de ses premiers livres rares, ceux qui annoncent l’arrivée d’un auteur qui a déjà trouvé sa voix, et sur lequel il faudra désormais compter.