Dévasté

Par Julia Gfrörer

Collection Sang

88 pages en noir & blanc

16 ×22 cm

19 Chf/14 €

Broché avec rabats

978-2-88923-064-8

Dans un village ravagé par la maladie règne une ambiance de fin du monde; comme dans une procession mordibe, les habitants défilent, brûlant les cadavres de leurs proches, de leurs parents, de leurs enfants. On croise parfois l’ombre d’un médecin masqué et tout de noir vêtu, dont l’apparition fugace ne peut être porteur de bonnes nouvelles. Violent, torturé, mais pas dénué d’espoir, Dévasté est une plongée sans concession dans une terre ravagée par la maladie et la mort, durant un Moyen Age obscur où l’homme n’entrevoit le salut quand dans les bras d’un dieu qui semble l’avoir abandonné.
Julia Gfrörer y suit plus particulièrement les pas d’Agnès, jeune veuve miraculée et prête malgré tout à entretenir une lueur d’espoir et d’amour dans un monde à l’agonie – comme si le réconfort, l’oubli, voire le salut, se cachait dans une étreinte passionnée, qui pourrait être la dernière.
Ouvertement nourrie d’influences gothiques et romantiques, cette évocation saisissante d’une période sombre et mortifère est portée par un dessin tout en hachures et une prose fine et délicate, dans une ambiance qui confine parfois au fantastique.
Dévasté est la première traduction en français d’une auteure américaine dont le travail est, assurément, à suivre.

La Colère de Poséidon

Par Anders Nilsen

Hors Collection

96 pages en noir & blanc

17×23 cm

21 Chf/16 €

Cartonné

978-2-88923-065-5

«Et donc, imagine, tu es Poséidon, dieu des mers.»
On avait déjà pu entrevoir l’intérêt qu’Anders Nilsen portait aux grands mythes dans certaines de ses oeuvres passées; dans La Colère de Poséidon, il s’intéresse tout particulièrement à l’ancien testament et à la mythologie grecque.
Nilsen offre ici des versions réinterprétées, actualisées et passablement chamboulées des histoires d’Ulysse, Prométhée, Noa, Isaac et Lucifer (parmi d’autres), mais en témoin attentif de son époque, c’est bien du monde d’aujourd’hui qu’il nous parle et de ses nombreux maux. La sobriété des images, qui évoquent le théâtre d’ombre, vient renforcer le côté «pince sans rire» du texte, et donne le ton d’un livre bien plus drôle et malicieux qu’il n’y  pourrait paraître – et ces histoires, pleine d’humour, de mordant et de dérision, font se marier comme si de rien questionnement métaphysique et situations absurdes.
Après Des chiens, de l’eau (Actes Sud), Big Questions (L’Association), et Fin (Atrabile), La Colère de Poseidon vient confirmer, s’il le fallait, toute l’ampleur du talent versatile et surprenant d’un des auteurs américains les plus passionnants à suivre aujourd’hui.
Précisons encore que quinze pages supplémentaires viennent augmentées cette version française par rapport à la version originale.