Parution le 20 mars 2020

Les Poupées sanglantes

Un homme au corps difforme épie sa voisine et vit son amour à travers des pièces détachées de mannequin; un chirurgien, mari de la femme épiée, insuffle la vie à l’inanimé et créé de toutes pièces un homme nouveau; un être sans âge change de peau, littéralement; une femme refaçonne son physique pour ressembler à un autoportrait qu’elle avait dessiné, enfant; voilà quelques-uns des personnages que l’on peut croiser dans Les Poupées sanglantes, un récit choral étourdissant à la narration polyphonique.
Lancés dans un chassé-croisé un peu fou, les différents protagonistes, attachés à chaque fois les uns aux autres par un lien fort et tendu, évoluent dans une ambiance ouvertement fantastique et au parfum un peu rétro, qui semble évoquer aussi bien le Grand guignol, Frankenstein que les surréalistes. Récit mené tambour battant très librement inspiré de Gaston Leroux, réflexion sur la création et la puissance de l’art, Les Poupées sanglantes joue avec le lecteur et explore brillamment cette mince frange qui sépare le fantasme de la réalité, et le monde de sa retranscription.
Benoît Preteseille est l’auteur, entre autre livres, de L’Art et le sang et Mardi Gras (Cornélius) et d’une biographie remarquée de Marcel Duchamp, Duchamp Marcel, quincaillerie (Atrabile). Il est également le co-fondateur des éditions Warum, qu’il a quittées depuis, et la tête pensante derrière les éditions Ion.

128 pages , bichromie

17 × 24 cm, broché avec rabats

ISBN 978-2-88923-090-7

En vente dès le 20 mars 2020

Parution le 17 avril 2020

Celestia

La «grande invasion» est arrivée de la mer. Elle s’est dirigée vers le nord, le long du continent. Beaucoup se sont enfuis, certains ont trouvé refuge sur une petite île de pierre, construite sur l’eau il y a plus de mille ans. Son nom est Celestia.
Celestia, désormais coupée du continent, est devenue un étrange ghetto, un repère pour de nombreux criminels et autres marginaux, mais également un refuge pour un groupe de jeunes télépathes. Les événements vont pousser deux d’entre eux, Dora et Pierrot, à fuir l’île pour rejoindre le continent; là, ils vont découvrir un monde en pleine métamorphose, un monde où les adultes, prisonniers de leurs propres forteresses, restent les gardiens de « l’ancien monde », et où une nouvelle génération pourrait guider la société vers une nouvelle humanité. Récit spéculatif ouvertement ancré dans la science-fiction, Celestia poursuit une réflexion entamée par l’auteur dans L’Entrevue (Futuropolis), une réflexion sur le futur de l’être humain, sur sa possible évolution en tant qu’espèce, comme sur les prochains défis auxquels il sera confronté dans un avenir plus ou moins proche.
Près de dix ans après Cinq mille kilomètres par seconde (Prix du meilleur album au FIBD d’Angoulême en 2011, traduit depuis dans une quinzaine de langues) Manuele Fior revient chez Atrabile et nous offre son œuvre la plus ambitieuse à ce jour, et sans aucun doute la plus aboutie.

272 pages , quadrichromie

19.5 × 25.7 cm, cartonné

ISBN 978-2-88923-091-4

En vente dès le 17 avril 2020