Bile Noire 11

Par Ibn Al Rabin Baladi Markus Huber Jason Andréas Kündig François Olislaeger Frederik Peeters Didier Progéas Nadia Raviscioni Helge Reumann Xavier Robel Pierre Wazem

Bile noire

72 pages en noir & blanc et en bichromie

19 x 26 cm

Broché

18.50 Chf/12.20 €

ISBN 978-2-940329-45-8

Parution en décembre 2001

Commençons tranquillement par mettre les points sur les «i» : Atrabile (A-T-R-A-B-I-L-E), ça c’est le nom de notre ch’tite maison d’édition à nous, et Bile Noire (B-I-L-E N-O-I-R-E), c’est le nom de la revue que l’on publie plus ou moins régulièrement (cf. quelques lignes plus loin au sujet de la périodicité). Tout ça peut paraître bien évident, sauf que lorsqu’on voit certains articles ou lettres qui nous sont adressées, il y a de quoi se poser des questions. Entre Bile Noire qui se transforme tout un coup en Bile tout court, ou qui se retrouve propulsé maison d’édition, et Atrabile qui devient Atrabiles, Atrabils, Astrabile, Artabile, Atra Bile, Intrabiles (l’est pas mal çui-là) et la liste continue, on se dit que quand même, y a un truc qui se passe, là. Bien sûr, on est les premiers à savoir que «tout le monde peut se tromper». N’empêche, n’empêche. Pour un peu, on en viendrait à douter du soi-disant «professionnalisme » de certains journalistes et festivals.
Maintenant ce problème réglé, le monde va enfin aller mieux, n’en doutons pas.

Bon ben c’est pas tout ça, mais pour nous les vacances (tardives) arrivent tranquillement, et c’est donc avec l’esprit déjà un peu ailleurs que s’est effectué le bouclage du présent numéro (et puis ça nous fera une bonne excuse en cas d’excès de coquilles).
On achève de recycler les histoires parues dans le numéro de Strapazin consacré à la «scène genevoise», avec une histoire de Helge Reumann pleine de matelots peureux et de torpilles qui transpirent. Recyclage également en ce qui concerne l’histoire de Markus Huber, dont c’est la première apparition ici, puisqu’elle a été préalablement publiée dans le collectif «Letter to a dead friend». Markus Huber, dessinateur allemand, est l’auteur de «Promenade à Saturnia», paru chez Amok. Première apparition aussi, ainsi que première publication, pour François Olislaeger, qui illustre, lettre après lettre, une poignée de mots choisis selon un rituel que seul lui connaît, et leur donne des pseudo-définitions à la manière d’un dictionnaire. Dans le prochain numéro de Bile Noire, il nous présentera quelques mots commençant par «B», puis par «C», etc, jusqu’au «Z», qui devrait donc apparaître dans le n° 36 de Bile Noire, ce qui nous projette, ouf, bien trop loin dans le futur. Quant à la série des «Champignons» produite par Wazem, elle est, d’après lui, le pendant dessiné d’un film de vacances. Bon. En tout cas, la publication de cette espèce d’expérimentation à l’envers n’est pas une vengeance.  On retrouvera également Frederik Peeters, qui illustre pour l’occasion une nouvelle de Brautigan, ainsi que Didier Progeas, Jason, Ibn Al Rabin et Alex Baladi. Et puis, tout en bout de revue, vous trouverez huit pages «dirigées» par Andréas Kündig, formant un espace de création à part entière, une espèce de revue dans la revue. «Bite Brune» (sic) est le titre de cette opuscule qui devrait être désormais régulièrement présent dans les pages de Bile Noire. On y trouvera des contributions d’Andréas Kündig lui-même, mais aussi de Nadia Raviscioni, Xavier Robel, Ibn Al Rabin, et un repiquage d’illustrations signées Helge Reumann et Noyau. Affaire à suivre, donc.
Malgré ce que l’on a pu annoncer dans les précédents numéros, on a un peu fait une croix sur une périodicité soutenue et régulière (oui, on n’arrête pas de changer d’avis, mais c’est comme ça). L’idée étant de sortir au moins deux Bile Noire par an, et ceci quand bon nous semblera, et plus si on trouve l’énergie nécessaire. En effet, un des moteurs principaux pour la publication de notre ch’tite revue reste quand même le plaisir, et on n’a pas vraiment envie que tout ça se transforme en une espèce d’obligation contraignante qui nous ferait plus soupirer que sourire.
Il est vrai aussi que l’on est de plus en plus désireux de sortir des albums et d’étoffer nos collections, sans que cela se transforme, bien sûr, en une course à la publication. Ainsi, «Promenade(s)» de Wazem, sorti en septembre, puis «Pilules Bleues» de Frederik Peeters, sorti en novembre, dont en fait on ne vous dira rien, si ce n’est de vous conseiller de jeter un œil à cet incroyable petit pavé de 200 pages. Suivront «Chhht !» de Jason en janvier 2002, et «Presque Sarajevo», recueil des «Promenade à Sarajevo» parues dans les numéros 7, 8 et 9 de Bile Noire, probablement en mars 2002. On a également le projet de relancer la collection «Sang», un peu mise de côté, sans doute dans un format légèrement différent (et pourquoi pas avec un peu de couleur, tiens ?). Et puis sans doute le Bile Noire n°12, quelque part avant l’été 2002. Mais pour ça comme pour le reste, «on verra bien»…

Voilà.