Bile Noire 6

Par Ibn Al Rabin Baladi Milos Borsky Sylvain Crippa Kaze Dolemite Sacha Goerg Robert Goodin Andréas Kündig Frederik Peeters Isabelle Pralong Pierre Wazem Nikola Witko

Bile noire

64 pages en noir & blanc

19 x 26 cm

Broché

15.50 Chf/10.20 €

ISBN 978-2-940329-40-3

Parution en juin 1999

Ça faisait déjà un petit moment qu’on en parlait, voici donc la cuvée juin 99 des albums de chez Atrabile. « Cabinet de curiosités » de Tom Tirabosco nous emmène en huit chapitres dans autant de petits mondes étonnants, sans véritable fil conducteur apparent, si ce n’est l’intérêt que porte l’auteur à des sujets aussi différents que les robots, la chirurgie esthétique ou les petits plaisirs. « Cabinet de curiosités » est le premier ouvrage de la collection « Flegme ».
« Ficus », de Isabelle Pralong, inaugure la collection « Sang », au format proche de certains comics. Un récit en forme de tranche de vie aux accents de petites vérités quotidiennes.
De son coté, Bile Noire, modestement auréolé du prix « Découverte » attribué au festival de Sierre, ne fait que siester sur ses lauriers. Pour preuve, deux nouveaux galériens qu’on est bien content d’avoir à bord de ce présent numéro, en les personnes de Witko, aperçu dans les derniers Jade et Lapin, ainsi que Robert Goodin, californien de son état, qui illustre pour l’occasion un conte indien. Ce dernier possède également sa propre maison d’édition, Robot Publishing, a qui l’on doit le très beau collectif « Oden », ainsi qu’une pléthore d’autres comics au format poche. Baladi nous ressert une couche d’autobiographie futuriste, tandis que Wazem continue ses « promenade ». Promenade également pour Kaze, voire même voyage pour Frederik Peeters, que l’on devrait retrouver plus ou moins régulièrement au sein d’un léporide bien connu. Ibn Al Rabin pousse la chansonnette un peu plus loin, Andréas Kündig disserte brièvement sur la force de l’amour et Sylvain Crippa sur le thème du héros. Milos Borsky et Isabelle Pralong ont également répondu « chuis là » à l’appel.
Nanochangement dans la forme, puisque les pages de garde ont disparu afin de faire face aux 62 pages de dessins proposées et de respecter les sacro-saints feuillets de 16 pages. Tout ça donne un BN qui a un peu du mal à respirer, certes, mais un BN bourré de bonnes choses.
Tout va donc pour le mieux pour ce sixième épanchement bilieux, numéro six qui marque tout de même notre deuxième année d’existence. Techniques de vente agressive, statistiques pointues, recherche d’un public cible, sondage auprès des 15-25 ans et autres études de marché, tant de notions et d’opérations que l’usine à p’tits mickeys qu’est Atrabile a oublié d’utiliser pendant tout ce temps. Mince