Bile Noire 5

Par Ibn Al Rabin Sylvain Crippa Kaze Dolemite Sacha Goerg Frederik Peeters Nicolas Robel Pierre Wazem

Bile noire

64 pages en noir & blanc

19 x 26 cm

Broché

15.50 Chf/10.20 €

ISBN 978-2-940329-39-7

Parution en février 1999

Changement dans la continuité pour ce 5ème opus de BILE NOIRE, puisque la jolie couverture sérigraphiée 2 couleurs fait désormais place à une jolie couverture offset 2 couleurs. Tant pis pour les puristes, tant mieux pour les autres, puisque cela devrait nous permettre de devenir un peu plus abordable.
Dans le contenu, moins d’artisans que d’habitude, mais un nombre de pages équivalents, certains s’étant apparemment donné le mot pour rendre des micro-pavés. Beaucoup de moi-je-graphie dans ce numéro, qu’elle soit réaliste, avec Wazem et Nicolas Robel, métaphorique avec Frederik Peeters, ou carrément futuro-science-fictionelle, avec Alex Baladi. Sylvain Crip-pa et Kaze s’a-mu-sent au petit jeu de la référence, tandis que Ibn Al Rabin et Sacha Goerg visitent à leur manière la ville et ses habitants. On remarquera aussi cer-tains absents de taille, mais ces derniers (par ordre d’ap—parition: Tom Tira-bosco, Isabelle Pra-long , Nadia Ra-vi-scioni) ayant ren-du des mots d’ex-cuse signés d’un al-bum à venir, on pouvait difficilement leur en vou-loir. Wazem, pas en reste, sera aussi de la partie.
Plus inquiétant, par contre, les festivités angoumoises, dont on revient tout juste accompagné de la paire B.ü.L.b comix/Drozophile, prennent une tournure pour le moins tristoune.
Réduction de l’espace fanzine au profit des vendeurs de marsupilamis en plastique et autres posters pour chiottes (sic), mépris de la Bande Dessinée indépendante et recherche du profit avant tout, tels étaient les ingrédients de ce dernier Festival International de la BD. Alors que, internationalement justement, se dessinent de plus en plus fermement  les traits d’une bande dessinée intelligente et sansfrontière, on a préféré promouvoir le mauvais cinéma, les clichés réducteurs et la bêtise en général. Néanmoins, les rumeurs d’un prochain festival «off» allaient bon train, donc, bon, une fois de plus, affaire à suivre.
Cette bafouille ne saurait être complète si l’on ne vous signalait la sortie du très beau «Joseph» de Nicolas «B.ü.L.b» Robel, chez, euh, B.ü.l.b comix, ainsi que l’impressionant et volumineux «Bretagne» de Wazem, chez les Humanos.

P.S. Les déjà-abonnés auront sans doute remarqué le manque à gagner entre le nouveau prix de BILE NOIRE et le prix initial de leur abonnement, discrépance fortuite qui devrait se voir comblée par le rallongement d’un numéro à leur abonnement. Les pas-contents auront une claque en sus, mais feraient bien de nous le faire savoir (pour qu’on s’arrange, quoi.).